CN1 : Eva? Evaaaaaa

« Hello, tu vas à Datong ?

-Euh ouais… »

Remettons les choses dans leur contexte : voilà une semaine que je suis dans la région de Pékin, seule 98 % du temps, entourée à 99,9 % d’asiatiques. Quasi personne ne parle anglais et là j’arrive dans une gare et une Européenne se pointe vers moi, me parle anglais et en plus elle sait déjà où je vais ! Le choc. Le bonheur. Je suis Wally qui vient de se faire une nouvelle copine 😉

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Eva, 25 ans, Allemande, originaire de Nuremberg, étudiante en médecine et en vacances en Chine pour trois semaines. Elle n’a même pas attendu les résultats des partiels, elle est partie le lendemain. Un besoin d’air, je ne la blâme pas… Nous nous sommes donc rencontrées à la gare de Pékin, avant de prendre le train de nuit direction Datong et ses grottes sculptées au IVème siècle. Bon, je ne suis pas très sculptures anciennes ou à fond dans le bouddhisme, mais je dois avouer que l’on s’est pris une sacrée claque. L’état de conservation est impressionnant, les détails et les couleurs spectaculaires. Par contre, on a eu froid, très froid… On ne s’est donc pas trop attardée et dirigée vers la deuxième spécialité de Datong : les dumpings 🙂 J’en ai pris au mouton et vu que la Mongolie n’est pas si loin, j’ai eu un vrai flash back… et ils ne m’avaient pas manqué.

Assises au chaud à boire du thé, Eva me parle de son engagement dans le bureau des étudiants en médecine, de son féminisme, on dévie sur l’éducation nationale de nos pays. On est mignonne, à crier nos convictions que personne n’écoute. Il y avait bien longtemps que je n’étais pas restée autant de temps dans un resto. C’est étonnant, elle parle parfaitement français pour avoir vécu au Québec, mais automatiquement je réponds en anglais. C’est même pas que je le cherche, c’est juste que ma tête elle ne veut pas aujourd’hui. Elle est Allemande, ça sonne faux de parler français.

On retourne dans le froid, explorer cette ville que l’on pourrait qualifier de ‘fantôme’. Une bonne partie est déjà bien rénovée, mais si vous regardez par les fenêtres, c’est vide. Il n’y a rien à l’intérieur. L’extérieur est parfaitement refait, mais il n’y a aucune vie. Ça fait ‘fake’ comme ville. J’aurais la même impression le lendemain à Pingyao, malgré que cette ville soit tout de même moins ‘neuve’. Elle est pleine de shops, personne n’y vie plus et ça se sent. C’est une attraction. Comme tout en Chine. Une partie de la ville est même totalement fermée au public : ils reconstruisent. Reconstruisent-ils à l’identique ? Ou construisent-ils une ville pour attirer les touristes avec une histoire aux premiers abords vraie ? On est en Chine, la question se pose… Eva connaît déjà bien la Chine, elle me raconte que Pékin a déjà changé en deux ans. Tout devient carré et clean. Plus de petits marchés dans les Hutong. Ce pays se développe tellement vite aujourd’hui.

Il y avait tellement peu de choses à faire dans la ville que l’on a fait le musée des sculptures. C’était beaucoup plus contemporain et la sculpture contemporaine pour le coup, j’aime bien. Un joli musée gratuit et assez grand, vraiment pas mal et au chaud. 🙂 On prend la direction de la gare où l’on y a laissé nos backpacks. Je remonte dans le train pour ma deuxième nuit sur les rails, Eva reste quelques jours ici. Je ne pensais pas la revoir et pourtant, on s’est retrouvé par hasard dans la même auberge à Chengdu une semaine plus tard. En Chine, tout le monde fait à peu près le même trajet donc ce n’était pas si étonnant. Léo en est le parfait exemple (Cf. article : CN2 : Encore toi ?). Elle connaissait un étudiant Chinois ici, alors elle nous a entrainé dans un plan fondue chinoise, le hot-pot ils appellent ça et c’est la spécialité de la région. De toute façon tout est délicieux dans le Sishuan ! C’est une grosse soupe posée au milieu de la table et vous commandez viandes, poissons, abats et légumes que vous faites cuire en direct live dans la soupe. C’est génial, c’est super bon. Attention quand c’est épicé, c’est épicé dans la région !

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Cette fois-ci, je ne la recroiserai pas sur la route. Mais bon vu le nombre d’Allemands que je dois aller voir, je n’ai pas de doute quant à une prochaine rencontre. Et puis, tu m’as promis une soirée dumplings maison.

#dumplingislife

 

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