A3 : Partners in crime

Seule. Se retrouver seule. Voilà bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Me voilà seule avec E.T. en direction de Mendoza. 1 200km pour se retrouver. 1 200km avant de retrouver une terre connue. Le Lemon Tree, l’auberge où nous avions séjourné quelques mois auparavant (Cf. article : A2 : Bien joué l’artiste). Matis me demande où est Travis. « Il est rentré au Canada. »Je retrouve la femme de ménage et son volontaire de longue date. Il me reconnaît : « Toi t’étais pas toute seule la dernière fois ». Il me tend une bière. Je me joins aux Anglais au bord de la piscine.

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Tom et Raphaël, Anglais, ils sont tous les deux flics. Quand on leur demande ce qu’ils sont venus faire ici, voici ce qu’ils vous répondent : « Oublier que l’on est flic ». Ou quelques choses comme ça mais l’idée est là. Ils bossent ensemble, vivent ensemble (non ils ne sont pas gay) mais ce sont de vrais partenaires de vie. Ils font tout ensemble et recommenceraient si c’était à refaire. Ils sont drôles, même s’il faut toujours que je me concentre pour comprendre leur accent londonien.

Il y a Pierce et Ellen à côté, deux anglais également de 26 et 22 ans. Ils sont sortis ensemble quelques temps et se sont séparés. Ils ont décidé malgré tout de faire un voyage de trois mois en Amérique du Sud, ensemble. On voit bien qu’il y a, ou eu, quelque chose entre eux. Ce sont des partenaires de vie aussi, mais d’un autre genre. Après tout, l’amour prend la forme qu’il souhaite. Il y a également un troisième groupe d’Anglais, plus jeunes, qui se questionnent beaucoup et sur tout. Bref il est parti, mais je pratique encore quotidiennement la langue de Shakespeare. Il y a une Allemande aussi bien plus mature qu’elle n’y paraît. Elle arrive à faire des rêves éveillés. Alvaro n’est pas le seul en fait… (Cf. article : BA9 : La City est Full)

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Nous aurons donc profité de ces beaux jours de grand soleil pour passer de la piscine au transat et… c’est à peu près tout. Décimer quelques bières au barbecue, s’indigner du Brexit et échanger nos musiques et livres préférés. En somme, on a passé un bon week end entre copains. Il s’est achevé avec moi, sur une table de tatouage à 1h du matin. L’aiguille de Matis a gribouillé quelques lettres sur ma peau dans un vieux bus retapé, sous la surveillance de Tom. Il aura été le seul chanceux à faire un petit tour à bord de E.T le lendemain, avec un sourire de gamin aux lèvres.

Je retrouverais mes quatre acolytes quelques jours plus tard, après avoir traversé les Andes pour la troisième fois, dans une auberge de jeunesse à Santiago. On s’est dit à bientôt en Australie,

pour construire leur van.

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