B2 : Minor swing

La Paz. L’appréhension du flux des voitures. L’arrivée sur la capitale a été… encombrée dirons-nous. Mais pour la suite, nous l’avons fait en volant. La plus grande ville du pays s’est dotée de téléfériques au lieu de métro il y a quatre ans. Aujourd’hui, vous vous garez à l’aéroport et descendez dans la vallée, remplies de maisons à touche-touche. En moins d’une heure, vous pouvez faire le tour de la ville pour pas très cher et descendre où vous le souhaitez. C’en est devenu magique d’arriver à la Paz et de s’y déplacer. C’est un vrai spectacle.

Après une découverte par nous-même de la ville, nous avons rejoint un free walking tour, ces tours guidés contre pourboire. Notre guide était… particulier. Un Bolivien, très fier de ses origines, passionné et impliqué par l’histoire de son pays. Il a suivi des cours d’histoire aux USA, son anglais était irréprochable, mais aujourd’hui, il se dirige vers la com’. C’est donc avec émoi qu’il nous a raconté les anecdotes qui ont fait de ce pays et de cette ville, ce qu’ils sont. Moi j’aime bien les passionnés et j’aime bien les histoires alors du coup je l’ai adoré ce guide qui n’avait pas sa langue dans sa poche 🙂 On l’a quitté rue Apolinar Jaen, la rue des fantômes et des histoires à raconter auprès d’un feu pour faire peur aux enfants. Mais le marché des sorcières n’est pas si loin et puis parfois, quand une légende persiste, il y a une bonne raison (celle-ci non plus, elle n’est pas de moi). C’est en quittant cette rue, que la soirée a commencé.

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Mina et Matthias, je ne me souviens plus de leurs âges, l’une est Bulgare et l’autre Allemand et vivent tous les deux à Berlin. Ils ont fait le walking tour avec nous. Elle, elle était en charge d’une troupe (de danseurs il me semble) pour dépanner un(e) ami(e). C’est une artiste, elle a fait une école d’art dramatique. Lui, il créé du mobilier pour des boites de luxe pour des salons ou des vitrines. Vous auriez vu les yeux de Travis. Ils brillaient. « J’adore son boulot. Ça a l’air vraiment génial ! » ont été ses premiers mots en sortant du bar.

Nous avons donc échangé quelques mots timides avec ce couple avant de nous diriger vers un pub irlandais près de notre auberge. Ils sont en voyage depuis plusieurs mois déjà. Ils ont fait le Mexique, la Colombie, le Pérou. Ils nous racontent le Salkantay trek. On les écoute, rêveurs. On parle de ce guide que l’on vient de quitter. On leur a raconté comment on s’est rencontré. Eux aussi. Ils sont danseurs de swing et c’est leur passion commune qui s’en est chargée. Elle partait pourtant étudier en France, mais ils n’ont pas voulu tout arrêter avant même commencer. Ils ont bien fait et leur amour il est palpable tellement il déborde d’eux-mêmes.

Les mots timides ont fini en profondes conversations et en éclats de rire. Elle me racontera sa vie et ces quatre langues qu’elle parle couramment, ou encore ce genre de choses que l’on se raconte entre filles pendant que les hommes parlent boulot. C’est là où je me suis rendu compte qu’il y a ce que je ressens, ce que moi je vit aujourd’hui à côté de lui, mais qu’au fond je n’ai aucune idée de ce qui se passe dans la sienne à lui. Je n’ai pas de doute, je ne sais juste pas quels mots sont les bons mots à employer, mais je reste confiante. Encore un couple difficile à quitter. Des amis que je souhaite revoir pour leurs ondes positives et leur ouverture d’esprit,

à Berlin, sur le mur ?

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