BA11 : No te vaaaaayas

Nunca vas a irte. Por qué quieres irte ? No te vaaaaaayas.

Si les amis, je m’en vais. Non pas parce que je ne vous aime pas, ou plus. Je m’en vais car l’appel du vent et du voyage est plus forte, peut être. Je m’en vais car le soleil est revenu. Je m’en vais pour les mêmes raisons que j’ai quitté la France. Je m’en vais car une autre aventure m’attend.

Vous allez me manquer. Vous m’avez fait découvrir tellement de nouvelles saveurs. Je  sais que je vais devoir me passer :

  •  de la Chemex Huila de Full City
  • du Mongolien au coin de la rue
  • de la combia argentine
  • du longo de Cuervo
  • des limonades de Fran
  • de ce lac autour duquel je ne me lasse pas de courir
  • des cours de danse avec Diego, le Chilien de Café Z et bar tender de BBB
  • de ces street art qui animent ces murs gris
  • des cocktails au Cynar d’Ani du Harrison Speak-easy
  • de ces longues conversations sur la manière d’obtenir le meilleur espresso
  • de la petite voix chantante d’Emma
  • de prendre des photos de Flo dormant sur le canapé
  • des encouragements de Seb d’I Am Barista
  • des bières bues sur la rue Castillo
  • des éclats de rire de Veri de Róndo
  • des mix français-argentin de Flo et de ses blagues
  • des asados de Nico
  • du style bad boy de Juan d’All Saints
  • d’entendre Vale lire ces livres sur le café, en anglais
  • des conseils de Diego sur le café filtré, le ‘gamin’ qui m’aura aidé à organiser la compétition d’aéropress
  • de ces terrasses ensoleillées
  • des soirées bar-tenders
  • des ‘Hi, I’m Simon’ de Simon
  • du sourire illuminé de Lau, de son regard plein de cariño
  • de l’odeur du bois et des cakes de Café Flor
  • des moments de douceur de certains dimanches matins
  • des ‘se pueeeeeedeeeee’ de Bauti et de Vale l’imitant
  • des questionnements de Trevor
  • des « ba » à la fin de chaque phrase de Dani
  • de regarder Alvaro jouer avec tout ce qu’il touche
  • des ‘Qu’est-ce que tu fais ici ? Retourne en Europe!’
  • des abrazos de Mafé
  • des soirées entre Français à se plaindre de cette Argentine qu’on aime
  • des chamailleries entre Vale et Flo à savoir s’il faut plutôt mettre des bananes mûres ou vertes dans les cakes (#TeamMûres!), de leurs éclats de rire
  • de ses débats sur l’avortement
  • des cours de Dani à Full City
  • de regarder Lucas arroser les plantes de Café Flor
  • des concours d’arte latte avec Alvaro et Trevor assise à la barra de ma deuxième maison
  • de l’énergie droguée de Fede de Registrado
  • des ‘miiiiiii viiiiiiiidiiiiiiiii’ de Veri
  • de regarder Trevor faire les 100 pas dans l’auberge
  • de parler à Trevor et me rendre compte qu’il est ailleurs, et qu’il ne m’entend pas, mais répond oui quand même
  • des conversations, plus pertinentes les unes que les autres avec Antony
  • du perfectionnisme de Bauti, de son côté réservé qu’il cache avec des manières
  • de cet espresso du Nicaragua aux notes fleuries, le 152
  • de l’imitation du chat de Maria de Registrado
  • de les regarder danser, heureux, ensemble…

Comme dit Fernando : « Je ne crois pas qu’il existe une autre communauté du café comme ici ». Vous me manquez déjà. Dans cet ordre et dans le désordre. Le sevrage promet d’être long. Je m’en vais mais je vous aime. Je m’en vais car elle me manque, ma nouvelle aventure. Cette aventure que j’attends depuis bientôt 7 mois. Cette aventure que j’attends depuis tellement plus longtemps. Je m’en vais pour la Patagonie, le Pérou, la Bolivie, Cuba, le Chili, et plus si affinité. Je m’en vais avec l’envie de tous vous mettre dans ma valise. Dans mon backpack plutôt. Oui ce n’est pas facile de partir. Oui une partie de moi aimerait continuer à dessiner avec le lait. A apprendre de vous. A voir marcher Café Flor comme un grand. Fort. A le faire reconnaître comme un coworking d’un nouveau genre. Unique. Tous les jours. Vous me manquez déjà, mais c’est décidé je m’en vais.

Je m’en vais en espérant un jour vous retrouver. Peut être ici. Peut être ailleurs.  Je m’en vais avec un souvenir de chacun d’entre vous. Avec une boule dans la gorge. Avec un sourire complice. Je m’en vais pour continuer à apprendre et à grandir. Je m’en vais pour acheter une voiture avec un voyageur Canadien rencontré en Jamaïque. Je m’en vais malgré votre amour, malgré ces habitudes que j’ai déjà après seulement 5 mois ici.

Je m’en vais parce que je vous aime.

 

Je ne savais pas comment parler de toutes ces merveilleuses personnes rencontrées à Buenos. Et puis j’ai lu Voyages d’une plume et ses mots justes. Merci pour l’inspiration.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s