BA1 : San Lorenzo, San Lorenzo

C’est mon premier jour à Buenos Aires, heure du petit dej’, j’ai la tête dans l’cul, je déprime car il pleut et il fait froid, la TV montre des images pas belles à voir, un Français cinquantenaire râle. Mais je souris. Toujours un Français pour râler ! Je regarde le mec à côté de moi. Il sourit lui aussi.

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Antoine, 23 ans (mais je n’aurais jamais cru qu’il était plus jeune que moi), accent du sud, de Toulouse plus exactement, commercial (pour faire court) et une tête de baroudeur. Il a vécu un an en Colombie, il a traversé l’Equateur, le Pérou et la Bolivie. Il est arrivé en Argentine à vélo. Il est parti de chez lui il y a plus d’un an et demi. Alors vous comprendrez, il est en manque de canard, de kebab et de saucisse de Toulouse.

D’ailleurs le premier repas qu’on a fait ensemble, c’était un barbecue (asado comme ils disent ici) avec deux de ses potes français, sur le rooftop de l’auberge. Il y avait un magret de canard tout juste arrivé de France, un camembert qu’on a fait cuire à la braise avec des patates (#moiJeSuisEnManqueDeTartiflette) et de la bonne viande de mon nouveau pays d’accueil, l’Argentine. C’était bon. Merci Max.

J’ai déménagé le lendemain pour le quartier de Palermo et mon nouveau chez moi. Lui, il a emménagé chez Lautaro, un Argentin qui a été son colloque en Colombie. Il vit avec sa soeur et son neveu de 10 mois, à 20 minutes en bus de Palermo. J’ai fait mon premier match de foot live avec eux. Lautaro est un grand fan de San Lorenzo. Les supporters à domicile sont les seuls autorisés à rentrer dans le stade. Ils ont le sang chaud les Argentins. L’ambiance était ouf, ils ont chanté du début à la fin. Et ils ont gagné. Franchement c’était cool ! De toute façon, faut que je m’y fasse, la Coupe du Monde commence bientôt et je suis dans un pays qui va vivre à l’heure russe pendant un mois.

On a aussi découvert le Fernet-bière au grand désespoir de Lautaro (normalement il le mélange avec du Coca), l’Altaneo (un théâtre transformé en librairie), le « disco » de Martin (cuisine au barbecue), le mal de bide après le « disco » de Martin parce qu’on avait trop mangé, les bières en illimité du Sullivan de 18h à minuit pour 280 pesos et les arepas vénézuéliennes de Ruben (BA5 : 70% de chocolate). Tu n’auras pas pu voir Ramilo marcher tout seul comme un grand (ce n’est pas comme si on l’avait pas poussé un peu ce fainéant), on n’aura pas réussit à danser la salsa ensemble (ça c’est parce qu’on a fait des hamburgers maison trop bons et qu’on n’a pas pu décoller du canap’). Tu n’auras pas vu les chutes d’Iguazu non plus. Une prochaine fois.

On a passé un mois ensemble. Ça faisait longtemps que je n’avais pas passé un mois avec quelqu’un. Il était la troisième personne qui s’en allé cette semaine là. C’est toujours plus facile de partir que de laisser partir, alors il n’y a pas vraiment eu d’au revoir. Il est rentré chez lui plus tôt qu’il n’avait dit à sa maman, pour lui faire la surprise. Le premier truc qu’il a mangé, c’est une saucisse de Toulouse.

Ne perd pas la main avec la bachatta et la salsa, tu m’en dois une de chaque

 

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